Création d’une plateforme de génération de collections NFT pour The Sandbox
The Sandbox souhaitait moderniser un processus essentiel: la création de collections d’avatars et de collectibles NFT en voxel. Jusqu’ici, tout reposait sur un simple Google Sheet, devenu trop complexe, trop fragile et trop difficile à maintenir. La mission consistait à transformer ce fichier en une plateforme complète capable de structurer les données, éviter les erreurs et générer automatiquement un fichier .json conforme au pipeline interne du jeu.

Comprendre le système existant
Avant toute conception, il était nécessaire d’analyser précisément la manière dont les équipes créaient leurs collections. Les Voxel Artists et les créateurs de collections manipulaient un grand nombre de paramètres au sein d’une même Google Sheet: rareté, compatibilités, exclusions, positions voxelisées, combinaisons d’éléments, règles d’assemblage, etc.
Ce fichier contenait bien toutes ces informations, mais sa structure rendait les tâches longues, répétitives, propices aux erreurs et surtout incompréhensibles pour les utilisateurs novices.
Des tests utilisateurs ont permis d’observer leurs manipulations en situation réelle. Ces sessions ont mis en évidence plusieurs limites: des risques d’erreurs fréquents, une hésitation constante et une grande difficulté à maintenir la cohérence entre les éléments d’un avatar. Cette phase a été déterminante pour comprendre la logique interne de création et identifier précisément ce que la future plateforme devait régler.
Cartographier un processus complexe
L’étape suivante a été la construction d’un userflow détaillé. L’objectif était de visualiser l’ensemble du parcours nécessaire pour créer une collection, depuis l’import des données jusqu’à la génération du fichier final.

Ce travail de cartographie a permis :
- De clarifier l’ensemble du périmètres;
- D’avoir une vue globale de la complexité;
- D’optimiser plus facilement les différents parcours possibles;
- Et faciliter l’échange avec les équipes techniques.
Ce userflow est devenu la base de la conception de l’interface et de l’architecture fonctionnelle de la plateforme.
Du userflow aux premières ébauches d’écran
Avec une vision claire du parcours utilisateur, les premiers wireframes ont été créés. Leur objectif était de définir une structure capable d’accueillir une grande quantité de paramètres sans perdre l’utilisateur.
Les écrans papier ont permis de définir les grandes zones, les priorités d’information et la logique générale. La transition vers Figma a ensuite permis de tester le comportement réel des écrans et d’affiner la hiérarchie visuelle.

Dès cette phase, la nouvelle organisation des informations rendait le processus beaucoup plus lisible que le fichier d’origine.
Conception de l’interface et intégration dans le design system
La plateforme étant destinée à être intégrée au site de The Sandbox, l’interface devait respecter les composants existants tout en évoluant pour accueillir de nouvelles fonctionnalités.
Le travail s’est donc articulé autour de deux axes:
- Réutiliser les composants du design system actuel;
- Créer des composants complémentaires suffisamment génériques pour servir à d’autres projets futurs.

Cette approche a abouti à un sous design system cohérent qui s’intègre parfaitement au design system principal. Cette intégration a été effectuée en collaboration avec l’équipe design basée à Buenos Aires pour s’assurer d’une homogénéité, autant de leur côté en cas de changement que du miens en cas de création de nouvel élément.
Une plateforme capable de gérer toutes les règles d’assemblage
La plateforme permet désormais de créer une collection d’avatar mais aussi de burnable token, ou consommables, et cela de plusieurs façons: en important un CSV, en chargeant un smart contract déjà existant ou en partant d’une création nouvelle.

Chaque élément d’avatar peut être défini de manière précise. L’outil gère notamment:
- La rareté;
- Les incursions et exclusions;
- Les ensembles fusionnés;
- Le mapping des pièces sur le modèle choisi.



L’un des objectifs majeurs était d’éviter les incohérences, comme une tête placée au mauvais endroit ou une barbe affichée sous un casque fermé. Avec cette visualisation, il est désormais facile de s’y repérer contrairement au fichier excel de base où seules des valeurs textes y étaient inscrites.
Avancer par étapes et générer la collection finale
Le processus de création étant long, la gestion des statuts était indispensable. Une collection peut être sauvegardée en brouillon, marquée comme prête ou publiée une fois finalisée.
L’interface accompagne l’utilisateur en lui indiquant les éléments manquants ou incorrects avant de valider la collection.
La génération finale produit un fichier .json structuré selon les besoins techniques de The Sandbox. Ce fichier, une fois mis en relations avec les assets 3D, permet au système interne de composer automatiquement les avatars, d’appliquer la rareté et de garantir la cohérence des règles définies.

Une solution pensée pour évoluer
La plateforme a été conçue pour accueillir de futures extensions. La possibilité de créer des comptes ouvre la voie à une utilisation par des partenaires externes. En plus de générer le fichier .json avec l’ensemble des propriétés, la plateforme permet également de gérer toutes collections jusqu’à l’affichage de la fiche pour sa promotion sur le site web.

Résultats
La transition du Google Sheet vers une plateforme dédiée a profondément amélioré le processus de création des collections NFT.
Les bénéfices majeurs:
- Moins d’erreurs;
- Une meilleure lisibilité;
- Un gain de temps significatif;
- Une cohérence garantie entre les éléments;
- Une structure flexible pour accompagner l’évolution de l’écosystème.
Cette plateforme remplace un outil fragile par une solution fiable, scalable et adaptée à la complexité des avatars voxel de The Sandbox.